mapNews, le 20 novembre 2019

MAPIC 2019

mapic 2020


MAPIC 2019 : L’ÂGE DES GRANDES MUTATIONS

Le MAPIC, grand rendez-vous international de l’immobilier commercial qui se tient chaque année à Cannes, est un moment privilégié pour observer les grandes tendances à venir.

C’est ainsi désormais une certitude : le modèle commerce année 70, importé des États-Unis, partant du centre ville pour se propager en périphérie urbaine n’est plus le modèle unique de prospection des enseignes en France. Il a fait son temps. Et même si de nouveaux lieux émergent, l’organisation spatiale et les thématiques proposées ont largement évolué et c’est tant mieux ! La diversité des usages, les mixités dans des projets de plus en plus complexes, donc intelligents, est devenue monnaie courante. Cette année, au MAPIC, les loisirs étaient par exemple très présents, s’insérant puissamment dans les nouveaux concepts ou venant renforcer l’attractivité de centres existants.

Parallèlement, la revitalisation des centres villes est devenue un combat que les municipalités prennent à bras le corps en essayant de surfer sur les nouvelles pratiques.

« La ville n’est rien d’autre que des rues bordées de trottoirs devant des immeubles d’habitation au-dessus de commerces… » est une conception qui a vécu. La réflexion sur le modèle général des rues l’emporte désormais sur la simple recherche d’enseignes pour remplir les rez-de-chaussée.

Le commerce devient désormais aussi un showroom où l’on accueille, conseille, où l’on essaye… Un showroom depuis lequel on achète sur tablette pour être livré directement chez soi. Les pratiques changent et le e-commerce se rend compte que le contact direct est une force commerciale, même La Redoute ouvre à nouveau des points de vente !

Certes, consommer mieux, intelligemment, en ayant le sentiment de faire les choses de façon durable, est une préoccupation qui semble largement partagée par les jeunes générations, mais qui reste cependant l’apanage de couches sociales favorisées. L’achat de masse à bas prix dans les hypers marchés des grandes périphéries restant encore une pratique largement répandue. Les projets développés par l’agence tentent de favoriser cette transition de la consommation de masse, économiquement obligatoire pour beaucoup, à une consommation responsable économiquement viable pour tous. Le modèle du Marché aux Puces de Marseille en est, au fond, un excellent exemple.

Les pratiques en commerce évoluent donc dans un pays où la CDAC continue à réglementer ce qui devrait être du ressort d’un libéralisme logique, et, malgré tout, ici encore, l’inventivité et la créativité des nouveaux concepts permettent de projeter les zones et quartiers commerciaux vers une mutation douce, au rythme des grands bouleversements mondiaux.

Cette année au MAPIC différents dossiers menés par map ont été ainsi évoqués :

L’aménagement du quartier des Croisières, à Carpentras, avec le Groupe Duval
Les derniers projets sur Le village des marques McArthurGlen, à Miramas
La mise en place du nouveau concept merchandising d’Avant Cap, à Plan de Campagne avec SCC
Le chantier du cinéma Artplexe, un des moteurs de revitalisation de la Canebière, à Marseille, en collaboration avec l’agence Wilmotte & Associés
Les projets d’aménagements des Terrasses du Port, à Marseille, pour Hammerson
– Les aménagements de boutiques sur la rue de la République, à Marseille, pour Primonial et Constructa
– La rénovation générale du célèbre Marché aux Puces de Marseille
– Ainsi qu’un aménagement commercial à St Denis sur l’île de La Réunion.